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UGPPK
Union des Groupements des Productrices de Produits de Karité

Producteurs de beurre de karité
1200 membres
Coopérative créée en 2001

Audit planifié en 2010

UGPPK
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Dans la région de Léo, au sud du Burkina Faso, Bibata Wedreogo récolte les noix de karité pour en extraire le beurre, utilisé localement pour la cuisson des aliments, et plus généralement pour la fabrication de produits cosmétiques. Ce travail est généralement réservé aux femmes, c’est la tradition. Il faut en moyenne 2 jours de travail à Bibata pour produire un kilo de beurre. Elle ne dispose d’aucun équipement ; il lui faut ainsi récolter les noix, les dépulper, les décortiquer, les concasser, les torréfier, louer un âne avec une charrette pour les amener au moulin du village pour les moudre, malaxer la mouture puis baratter, laver le mélange plusieurs fois avant de le cuire trois fois et filtrer deux fois pour enfin obtenir le précieux kilo de beurre de karité. Une fois le beurre obtenu, elle ira sur le marché local tenter de le vendre. Si elle a de la chance, elle le vendra le jour même pour 0,5 euro ! Deux jours de travail pour 0,5 euro. Dans cette zone semi-désertique, le beurre de karité est sa principale source de revenus, le reste des cultures (mil, maïs, sorgho) est utilisé pour sa consommation personnelle et sa famille. Dans ce contexte de vie extrêmement difficile au cœur de cette région isolée, on comprend que les enjeux du développement soient particulièrement difficiles.

Les femmes de Léo se sont unies pour créer « l’Union » afin de lutter contre la pauvreté, mais aussi pour acquérir une reconnaissance et une autonomie que ne leur accorde pas toujours le climat matriarcal. Grâce au beurre de karité, savoir-faire qui n’appartient qu’à elles, la démonstration prend corps. Si jusqu’à maintenant les productrices ont bénéficié du soutien extérieur de deux ONG pour le paiement des 3 salariés et les investissements, elles ont bien l’intention de s’émanciper progressivement des soutiens extérieurs, notamment grâce au commerce équitable. L’Union entend également diversifier ses débouchés en travaillant à la production de savon. La filière se structure, se positionne différemment de l’offre traditionnelle, se donnant ainsi les moyens de se développer.

Exemples de projets financés grâce à la prime

- Achat d’un concasseur et d’un broyeur mécaniques
- Construction d’un moulin à maïs
- Alphabétisation des membres (90% sont encore analphabètes)
- Scolarisation d’orphelins du Sida

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